Officiellement entamées le 7 avril, les négociations ont abouti à la rédaction de 80 articles répartis en 6 titres :
La convention médicale réaffirme la propriété d’accès aux soins, la nécessaire coordination entre professionnels de santé et instaure de nouveaux modes de rémunération. L’informatisation des cabinets, la prévention et le suivi des patients sont également mis en avant.
Ce volet est présent dans plusieurs articles ayant trait aux conditions d’exercice des praticiens, aux modes de paiement et à différents critères.
Les médecins libéraux des secteurs à honoraires opposables ou à honoraires différents ayant adhérés à l’option de coordination s’engagent à exercer, pour un durée de 3 ans, 28 jours par an dans une zone médicalement sous-dotée.
De nouvelles conditions d’exonération du Tiers-payant sont mises en place pour :
Le parcours de soins et le rôle du médecin traitant sont rappelés, ainsi que celui du médecin correspondant.
Le médecin traitant est valorisé. Il doit rédiger la synthèse du dossier médical, assurer les missions de santé publique, de prévention, d’accompagnement et de suivi des patients souffrant de pathologies chroniques et ALD.
Chaque médecin est invité à prendre part aux campagnes de prévention (cancers, diabète, pathologies aigües, complications chroniques, populations ciblées).
Les différentes mesures présentées passent également par une meilleure informatisation du cabinet. Plusieurs articles évoquent donc son importance.
Le médecin traitant doit rédiger le protocole des soins et effectuer la synthèse des informations médicales intégrées dans le DMP ; en coordination avec le médecin correspondant, au besoin.
Les signataires de la convention confirment la possibilité d’utiliser la télémédecine comme nouveau mode de prise en charge du patient, plaçant les professionnels de ville au cœur du dispositif et rappelant la nécessité de concertation, de partage des informations.
Cette informatisation permet également un suivi plus efficace des objectifs et un meilleur accueil des patients. Pour ces raisons, les incitations à la modernisation des cabinets médicaux sont fortement chiffrées : 400 points peuvent être attribués au praticien pour :
L’Assurance Maladie s’engage également à faciliter ses échanges avec les médecins libéraux à travers, notamment les Conseillers Informatique Service (CIS), un numéro de téléphone non surtaxé dédié et le développement des téléservices de l’Espace Pro.
Les activités de suivi de patients et administratives sont valorisées. On parle alors de rémunération forfaitaire. En plus de la rémunération à l’acte, le médecin peut également bénéficier de la rémunération à la performance en remplissant certains critères de qualité permettant d’obtenir jusqu’à 1 300 points soit 9 100 € (cf. article 26)
Le médecin s’engage à pratiquer des honoraires différents en respectant pour les actes techniques réalisés dans le cadre du parcours de soins un plafonnement à 20 % de leur valeur. Il s’engage à ne pas appliquer de dépassement pour les actes cliniques réalisés dans le cadre du parcours de soins, pour les consultations en situation d’urgence médicale ou pour un patient de moins de 16 ans.
Les spécialistes en chirurgie, anesthésie réanimation et gynécologie obstétrique pratiquant sous certaines conditions sont autorisés à réaliser jusqu’à 70 % de leurs actes en dépassement d’honoraires, à facturer certains actes avec un dépassement inférieur à 51 % de leur base de remboursement à condition d’en avoir informé au préalable le patient, de réaliser un volume annuel d’actes suffisant et de suivre les référentiels de la HAS.
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Les logiciels et services de la gamme Acteur vous permettent de bénéficier des points suivants : (cf. pages 38 et 39)
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