La Esanté ou télésanté
Actualité du 01/09/2011
La Esanté, ou télésanté est un terme vaste regroupant différentes pratiques des nouvelles technologies appliquées aux domaines de la santé. De ce principe, la télémédecine se présente comme une utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les pratiques curatives.
La Loi HPST, n°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, définit la télémédecine comme une pratique médicale permettant « d'établir un diagnostic, d'assurer, pour un patient à risque, un suivi à visée préventive ou un suivi post-thérapeutique, de requérir un avis spécialisé, de préparer une décision thérapeutique, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d'effectuer une surveillance de l'état des patients » grâce aux technologies de l'information et de la communication. Son utilisation en France, comme à l'étranger, à plusieurs objectifs et bénéfices :
- Pallier, en partie, l'absence d'offre de soins sur certains territoires.
- Assurer la télésurveillance pour des pathologies chroniques.
- Assurer une mission de téléconseil, en amont du service du 15 par exemple.
- Permettre un meilleur échange de l'information entre les professionnels de santé.
- Assurer des économies au système de santé.
Si la France n'en est qu'à ses débuts pour l'application de la télémédecine, les exemples européens (Royaume-Uni, pays Scandinaves, etc.) montrent que de tels projets s'établissent sur le long terme (10 ans en moyenne) et nécessitent l'implication de tous les acteurs pour un retour sur investissement positif. Ils s'effectuent en trois étapes : la Recherche & Développement, le projet pilote, l'application de routine.
L'étude sur la Télésanté & télémédecine en Europe, réalisée par la FIEEC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) en mars 2011, revient sur les facteurs de succès de la mise en place des projets de télémédecine. Ceux-ci sont de plusieurs types :
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organisationnels. Il s'agit de mettre en œuvre une stratégie menée par une structure de pilotage flexible, portée par une institution importante, communiquant régulièrement avec les acteurs de terrain sur les objectifs et progrès du programme, évalués par un organisme indépendant. Pour les professionnels de santé, cette nouvelle pratique de la médecine induit également une nouvelle répartition des taches et des responsabilités.
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technologiques. Il s'agit de l'utilisation d'outils réalisés grâce à la collaboration entre la structure et les industries afin de mettre au point et maintenir des technologies souples, fiables et pérennes, adaptées aux besoins des utilisateurs et facilement appropriables par eux. Ces outils doivent être normalisés pour garantir leur interopérabilité. Ils garantissent la sécurité des données et sont utilisés avec un réseau de télécommunication fiable et équitablement réparti sur le territoire.
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humains. Il s'agit de garantir l'adhésion des professionnels de santé et des patients dans ce programme, dès son lancement et tout au long de son déroulement. Les professionnels de santé doivent également être accompagnés par un Centre de compétences qui assurera notamment leur formation et veillera au bon transfert de charges de travail et des responsabilités.
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économiques. Le coût engendré par la mise en place de ces nouvelles technologies et la modification des pratiques induites nécessitent une prise en compte importante de ce volet. Il s'agit d'une part de garantir le financement de la télémédecine par un accord national de financement durable et d'autre part, de garantir au professionnel de santé une rémunération incitative pour ce type d'exercice.
En France, ces projets sont mis en place par les ARS (Agences régionales de santé), pilotés par la DGOS (Direction générale de l'offre de soins) et financées par l'ASIP-Santé (Agence des systèmes d'information partagés de santé) sur appel d'offres. En octobre 2010, l'ASIP-Santé a lancé l'appel d'offre pour le projet Télémédecine 1.